Ambassade et résidence de l’Ambassadeur du Mexique [Ile-de-France]

Publié le 23.08.2017
Témoin des relations diplomatiques franco-mexicaines, l'ambassade du Mexique à Paris et la résidence de l'ambassadeur sont aussi des bijoux d'Art Déco
© Ministère de la Culture et de la Communication
© Ministère de la Culture et de la Communication

En 1926, le gouvernement mexicain fait l’acquisition de l’hôtel de Luynes, qui devient alors la résidence de l’ambassadeur du Mexique. Afin d’assurer les fonctions officielles de cette représentation diplomatique, une chancellerie est édifiée entre la façade arrière de l’hôtel et la rue de Longchamp : il s’agit de l'un des rares exemples de bâtiments diplomatiques construit à cet effet. La construction se déroule entre 1927 et 1928, en pleine époque Art Déco parisienne. En parallèle de cette construction et dans le cadre de la modernisation de l’hôtel de Luynes, le peintre Ángel Zárraga est chargé de réaliser une représentation allégorique de l’histoire du Mexique.

Le rapprochement diplomatique entre les deux pays se noue en 1830, au moment où la France reconnaît l'indépendance du Mexique. Ces liens seront suspendus, puis renoués au gré de l’histoire militaire : entre 1861 et 1867, pendant l'intervention française au Mexique ; à la chute de Maximilien en 1867 ; pendant la Première Guerre mondiale ou encore sous le régime de Vichy. Ce n'est qu'en 1945 que les relations diplomatiques se stabilisent et s'approfondissent, comme en témoigne la création d'ambassades bilatérales.

Et pour les JEP…

L’ambassade ainsi que la résidence de l’ambassadeur, Juan Manuel Gómez Robledo, ouvriront leurs portes lors de visites guidées. À la fois témoins d’une époque artistique et chargés d’histoire, ces lieux nous offrent également l'occasion de feuilleter tout un pan de littérature latino-américaine : Carlos Fuentes, célèbre écrivain et diplomate mexicain,a vécu dans cet hôtel particulier en tant qu'ambassadeur du Mexique en France (1975-1977) et de nombreuses figures artistiques reconnues ont visité la résidence officielle à cette époque : María Félix, Luis Buñuel, José Luis Cuevas, Gabriel García Márquez ou encore Julio Cortázar.