Le Calvaire des Récollets [Auvergne-Rhône-Alpes]

Publié le 10.09.2017
Un lieu sacré où le vin aurait coulé à flot, monument historique, aujourd'hui restauré : telle est l'histoire du Calvaire des Recollets
© Fondation du patrimoine

Le chemin de Croix et le calvaire des Récollets de Romans-sur-Isère  dans la Drôme furent conçus en 1516 par un riche et pieux marchand la ville, afin de remplacer son voyage à Jérusalem. Il fut donc décidé d'édifier dans la ville 14 stations aboutissant à un calvaire situé hors les murs. Sa construction fut confiée aux Franciscains qui y ajoutent une chapelle (actuelle église Sainte-Croix) et un couvent. Le calvaire devint rapidement un lieu de piété renommé,  et les habitants de Romans attribuèrent au lieu des vertus miraculeuses. La légende raconte qu’un tonnelet de vin apporté par un artisan aux ouvriers construisant l'édifice ne cessa point de couler jusqu'à la fin des travaux !

La Révolution française fit du calvaire un cimetière, jusqu'en 1812. Le monastère fut acheté par des chartreux qui le confièrent ensuite à la ville pour en faire un établissement public.

Restauré en 1820, le chemin de Croix compta alors 21 stations en ville et 19 dans l'enclos du calvaire. Mais le calvaire fut abandonné à la fin du XIXe siècle, et il a fallu attendre 1967 pour que l'Association des Amis du Calvaire entreprennent les premières campagnes de débroussaillage. Le cimetière de Romans-sur-Isère, de style romantique, est classé au titre des Monument historique depuis 1986.

Et pour les JEP…

Les JEP marqueront la fin d’une vaste campagne de restauration du calvaire : une exposition reviendra sur cette restauration et s’intéressera aux métiers du patrimoine. Une initiation à la taille de pierre et à l'art du vitrail ainsi qu’un atelier-jeu pour découvrir le chemin de croix et une exposition célébrant les 500 ans du calvaire sont également prévues.